La Légende
de Bornéo

Il y a une légende à Bornéo qui dit que les orangs-outans savent parler mais qu’ils ne le disent pas pour ne pas avoir à travailler

Il est possible de décrire La Légende de Bornéo comme une suite de « Tout ce qui nous reste de la révolution, c’est Simon » : l’engagement politique est toujours central, et la pièce répond au même impératif de partir du monde d’aujourd’hui pour en faire du théâtre. Mais cette fois, le prisme choisi est cet endroit de nos vies de plus en plus tendu : le travail.
Le travail, où se mêlent enjeux de rentabilité,  de dignité, de vie, de servitude volontaire, de pétages  de plomb, de valeurs de mérite martelées à coups de campagnes électorales, de compétition, de chantage, de standardisation du langage et autres plateformes téléphoniques, de licenciements brutaux et de musiques d’attente. La question n’est pas d’informer ou de rendre compte  d’une réalité sociologique. Ce qui nous intéresse, c’est  de passer par les histoires personnelles de gens que  nous rencontrons, car nous pensons que l’intime est  une clef puissante grâce à laquelle le politique redevient audible.

Conception, écriture et interprétation:
Simon Bakhouche, Mélanie Bestel, Judith Davis, Claire Dumas et Nadir Legrand.

Lumière
Wilfried Gourdin

Construction
Jérôme Perez assisté de Julien Chavrial et Raoul Demans

Administration / Diffusion
Marie Ben Bachir

Production
L’Avantage du doute

Coproduction
Le Bateau Feu, Scène Nationale de Dunkerque, le Théâtre de la Bastille et le Théâtre de la Commune, Centre dramatique National d’Aubervilliers,  avec le soutien du Théâtre-Studio d’Alfortville.

Le spectacle bénéficie du soutien de l’aide à la production et la diffusion du Fonds SACD, de la DRAC Ile-de-France, de la CCAS et de l’ADAMI.


Télécharger le dossier
Télécharger la revue de presse

Je ne joue pas de marche en l’honneur des seuls vainqueurs
Mes marches de triomphe sont aussi en l’honneur des vaincus et des tués.
T’as-t-on dit qu’il était beau de vaincre ?
J’affirme qu’il est tout aussi beau d’être vaincu
Les batailles se perdent dans le même esprit qu’elles se gagnent.
Je bats mes tambours pour le triomphe des morts
En leur honneur, mes trompettes entonnent leur fanfare la plus tonitruante et la plus gaie, 
Gloire à ceux qui ont été vaincus, ceux dont les vaisseaux de guerre ont sombré en mer, ceux qui se sont noyés en mer.

Walt Whitman