Nous sommes un
collectif d'acteurs.
Nous jouons et
écrivons ensemble.

La création de notre groupe répond tout d’abord à une nécessité, politique au sens large, que nous partageons, celle d'appartenir à un collectif.

 

Qu’entend
L’Avantage du doute
par «collectif» ?

Les spectacles de L’Avantage du doute sont le fruit d’une écriture collective, et si chaque acteur ne dit pas exactement « ce qu’il pense » au moment où il prend la parole, il fait corps avec la pièce, qui prend en charge d’une façon ou d’une autre ses interrogations personnelles. C’est un travail d’acteurs- auteurs sans metteur en scène, libres, responsables et privilégiant le présent de la représentation, une conception du jeu dans un rapport direct avec le public. Chacune de nos créations répond du même impératif : partir du monde d’aujourd’hui, pour en faire du théâtre, un théâtre « à hauteur d’homme ».

 

Nous avons créé quatre spectacles depuis la création de notre collectif et tout récemment, Judith Davis a réalisé Tout ce qu’il me reste de la révolution, long-métrage de fiction qui a obtenu le Prix du jury, au Festival francophone d’Angoulême.

Entre héritage intime et politique des années 68-70 et dilemmes d’aujourd’hui, Judith Davis raconte avec comédie et passion la quête utopique de son double de cinéma, Angèle.

Un film à la première personne, inspiré par le collectif et écrit pour ses acteurs, où histoire personnelle et engagements collectifs se font écho, et invitent avec humour et l’air de rien le spectateur à (re)croire en son époque.

L’Avantage du doute en quelques dates

2003

Nous nous rencontrons lors d’un stage dirigé par le collectif flamand Tg STANau Théâtre Garonne à Toulouse.

 

2005

A nouveau réunis par Franck Vercruyssen de Tg STAN, nous créons collectivement
le spectacle  L’Avantage du doute au théâtre de la Bastille et à l’Agora d’Evry.

 

2006

Tournée de L’Avantage du doute en Suisse
(festival la Bâtie à Genève et théâtre de l’Arsenic à Lausanne ).

 

2007

Nous créons le collectif « L’Avantage du doute ».
Hélène Cancel nous accueille au Bateau Feu à Dunkerque  pour une résidence.
Une coproduction avec la Comédie de Béthune  se met en place pour la saison suivante.
La Ferme du Buisson s’engage à nous accueillir 15 jours en résidence.

 

2008

Création de notre premier spectacle
Tout ce qui nous reste de la révolution, c’est Simon
à la Comédie de Béthune, et au Bateau Feu à Dunkerque.

 

2009/2010

Nous jouons Tout ce qui nous reste de la Révolution, c’est Simon au Théâtre de la Bastille
(trois soirs en mars 2009 puis trois semaines en juin 2010),
et au Lieu Unique à Nantes (deux semaines en décembre 2010).

 

2010/2011

Nous continuons à jouer Tout ce qui nous reste… au Théâtre-Studio d’Alfortville,
en tournée CCAS, et à Chambéry, Nîmes, Caen…

 

2012

Création  de La légende de Bornéo  au Théâtre de la Bastille  en janvier  2012,
puis au Théâtre de La Commune et au Théâtre-Studio d’Alfortville  en juin 2012.
Tournée CCAS de Tout ce qui nous reste… en juillet.

 

2012/2013 et 2013/2014

Tournée  des 2 spectacles au répertoire (Théâtre St Gervais de Genève,
Théâtre Garonne à Toulouse, Théâtre de Nîmes, Lieu Unique à Nantes, Comédie de Béthune,
Château-Gontier, Brétigny, Rochefort, Ajaccio, Clermont L’Hérault…) et résidences d’écriture du troisième spectacle.

 

2014/2015

Résidences d’écriture et de recherche sur le nouveau projet.

 

Novembre  2015

Création de Le bruit court que nous ne sommes plus en direct au Bateau Feu,
scène nationale de Dunkerque.

 

2015/2016

Tournée de Le bruit court que nous ne sommes plus en direct et de Tout ce qui nous reste de la revolution, c’est Simon

 

2016/2017

Tournée de Le bruit court que nous ne sommes plus en direct et de Tout ce qui nous reste de la revolution, c’est Simon

 

2017/2018

Année particulièrement dense avec la création du premier spectacle jeune public dirigée par Nadir Legrand La Caverne (Création au Théâtre de Nîmes, puis tournée au Bateau Feu - SN Dunkerque, Le Quai - Angers, Le Théâtre de Lorient et le Théâtre de la Bastille).

En mai et juin 2018, le collectif est invité par Le Théâtre de la Bastille à Paris à fabriquer avec lui Occupation 2 qui célèbre le principe d'incertitude. Un temps pour s’arrêter, souffler et rétablir la nécessité du doute afin de permettre à chacun de fabriquer son propre point de vue.  Au programme : une Grande Traversée, des Veillées, une semaine sans écrans, La Caverne et un laboratoire social.

 

2018/2019

Tournée de La Caverne au TNG - Lyon, la scène nationale de Montbéliard et au Forum Meyrin - Genève. Reprise de La Légende de Bornéo pour plus de deux mois au Théâtre de l'Atelier à Paris puis au Théâtre des Carmes au Festival d'Avignon. C'est aussi l'année de  la sortie du long-métrage de fiction écrit et réalisé par Judith Davis pour le collectif, Tout ce qu'il me reste de la révolution. Tout le collectif s'investit dans la promotion et l'accompagnement du film sur les routes de France.

 

2019/2020

Avant d'être interrompue par le confinement, la saison 19 / 20 était celle de la tournée des spectacles au répertoire : La Caverne, La Légende de Bornéo et toujours Tout ce qui nous reste de la révolution. Mais c'est aussi et surtout la suite du travail recherches, de l'écriture et  des premières résidences au plateau de  Encore plus, partout, tout le temps.

 

2020/2021

Que dire ?

Que la joie de cette année a été celle de réussir à finir la création de Encore plus, partout, tout le temps. Spectacle créé à huis clos au Théâtre de Nîmes le 17 novembre 2020. Il n'a pas encore rencontré son public, toutes les représentations prévues ayant été annulées pour le moment.

 

Simon Bakhouche

Il a été au siècle dernier clown dans les cirques, et même partenaire de Achille Zavatta. Depuis, de Racine à Dubillard il a fait l’acteur dans une trentaine de pièces et une vingtaine de films. Ces dernières années il travaille avec 2 collectifs : Les Possédés (Oncle Vania, Merlin, Tout mon Amour…) et bien sûr L’Avantage du Doute. Christian Rist, les belges de TG Stan, Steve Kalfa et Rodolphe Dana sont des artistes qui ont compté pour lui ainsi qu’une bouleversante parenthèse avec Denis Podalydès et Emmanuel Bourdieu dans L’Homme qui se Hait à la MC d’Amiens et Chaillot.

 

Mélanie Bestel

Après des études littéraires et en Arts du spectacle elle assiste à la mise en scène Michel Raskine au théâtre du Point du jour. Puis elle entre au Compagnonnage à Lyon. Elle garde de cette formation, menée par le collectif Les 3/8, le goût de jouer, écrire et mettre en scène au coeur de bandes de comédien.nes, tels nÖjd ou tgSTAN, et parallèlement à son engagement dans le collectif l’Avantage du doute elle travaille entre autres avec Gwenaël Morin, Claire Rengade, Christian Geoffroy-Schlittler, Halory Goerger.

 

Judith Davis

Alors qu’elle termine ses études de philosophie, Judith Davis rencontre comme spectatrice le collectif d’acteurs flamand tg STAN. Elle change de vie et se forme à l’école de théâtre Claude Mathieu avant de co-fonder l'Avantage du doute. Elle tourne assez vite pour le cinéma avec des réalisateurs comme Sophie Laloy, Carlos Saboga, Virginie Sauveur, Gérard Mordillat, Roger Mitchell, Roberto Ando, Arnaud Desplechin… Elle collabore au théâtre avec l’artiste portugais Tiago Rodrigues et le québecois Mani Soleymanlou. Le collectif devient sa source d’inspiration principale lorsqu’elle décide d’écrire et réaliser son court-métrage Un grand soir et son premier long métrage Tout ce qu’il me reste de la Révolution sorti en salle en 2019. Elle écrit et prépare actuellement le tournage du court-métrage Va dans les bois, commande de l'Ecole de la Comédie de Saint-Etienne et de l'école de cinéma La cinéfabrique où elle donne aussi des cours. Judith est en écriture de son second long métrage, L'Asile toujours produit par Agat films et Apsara films.

 

Claire Dumas

À la fin des années 90, à chaque rentrée scolaire, elle a rempli sur chaque quart de feuille de renseignements la mention « profession envisagée : professeur de français », puis elle a fait semblant d’aller à l’université pour obtenir, on ne sait comment, une licence de lettres modernes. À la faveur de la réussite d’un concours au Théâtre National de Toulouse, elle s’est trouvée face à son destin comme Sissi. Elle est donc devenue comédienne. Heureusement, elle a rencontré ses camarades du collectif avec qui elle a pu conjuguer le plaisir de jouer et celui d’écrire sur notre époque (et de ne pas porter que des robes à crinoline.) Elle joue aussi régulièrement pour le cinéma et participe à de nombreuses fictions radiophoniques.

 

Nadir Legrand

Nadir Legrand est parisien mais il grandit sur le plateau de Valensole, dans les Alpes-de-Haute-Provence. De retour à la capitale, il se forme en classe théâtre puis à la classe-libre de l’Ecole Florent. Il rencontre Eric Ruf et intègre sa compagnie d’EDVIN(e) en 1996. Il a fait partie du collectif Les Possédés depuis sa première création en 2003 et de L’Avantage du Doute depuis la naissance du collectif en 2007. Il tourne dans plusieurs séries du petit écran et joue au cinéma notamment dans Regarde-moi de Marco Nicoletti et Pourquoi
tu pleures ?
de Katia Lewkowicz.

 

Maxence Tual

Parallèlement à des études de philosophie, Maxence Tual débute son parcours de comédien en 1996. Jean-Christophe Meurisse fait appel à lui quand il fonde la compagnie Les Chiens de Navarre en 2005. Depuis, il a participé à toutes ses créations. En 2008, Il participe à la création de Profondo rosso, ciné-spectacle autour de Dario Argento et Pier Paolo Pasolini avec le Surnatural Orchestra. Il joue sous la direction de Mikaël Serre dans Requiem pour un enfant sage de Franz Xaver Kroetz et dans Cible Mouvante de Marius von Mayenburg. Depuis 2011, il collabore régulièrement avec le collectif L’Avantage du doute. En 2016, il joue sous la direction de Jean-Luc Vincent dans Notes de cuisine de Rodrigo Garcia. Au cinéma, il collabore à nouveau avec Jean-Christophe Meurisse pour son court-métrage Il est des nôtres et son long métrage Apnée. Il joue dans plusieurs films dont Rodin de Jacques Doillon, Roulez jeunesse de Julien Guetta, ainsi que dans la série Ainsi soient-ils.